• Luca Brambilla

L’incohérence dans la Communication Non Verbale

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Souvent, en fait trop souvent, dès que un expert de CNV remarque une incohérence dans la langue non verbale de quelqu’un, il crie tout de suite « mensonge ! ».

En réalité l’incohérence peut être dû aux différentes raisons ; la tâche des experts de CNV c’est de relier l’incohérence à l’un de ces milieux ci-dessous :


1) Rare conviction : une personne peut révéler sans le vouloir qu’elle ne se sent pas adéquate pour présenter un argument. On peut penser à un garçon qui récemment a été promu directeur et qui se sente désorienté par la promotion imprévue puisque il peut penser qu’elle a été imméritée à cause de sa jeunesse et de son inexpérience. Il ne faut pas être surpris par ses micro-expressions faciales de doute en se présentant ses qualifications aux clients.


2) Contradiction interne : un contraste entre le verbal et le subconscient. Prenez par exemple ce qui se passe parmi des garçons : un ami demande à l’autre s’il aime une fille et le premier répond « no » mais il est en train de faire oui de la tête et de rougir.



3) Faux ou mensonge : en ce cas la personne veut mentir intentionnellement et elle est prête à tout pour cacher sa mensonge, comme par exemple essayer de contenir ses émotions ou montrer détermination dans ses déclarations. On peut observer les photogrammes des micro-expressions faciales pour vérifier l’accord avec la communication non verbale et trouver la tromperie. Il ne faut pas oublier que le degré de certitude du polygraphe c’est de 50%, alors que l’utilisation approfondie de la CNV peut détecter des mensonges avec 86% de succès.


4) Procédé d’intégration émotive : sans aucun doute la situation la plus compliquée à déchiffrer. En ce cas des signes faibles sont en désaccord avec ce que la personne dit, même si ce qu’elle dit est vrai. Un cas d’école : une personne a récemment vécu un traumatisme, comme une jambe cassée ou une grande perte, et elle raconte qu’elle se sent bien et qu’elle s’est remise à vivre mais elle révèle aussi des micro-expressions de douleur. En ce cas la personne n’est pas en train de mentir mais elle est en train de gérer le traumatisme ; un œil expert pourra remarquer le niveau de consolidation du traumatisme.


Milan, 26 Novembre 2017

#CommunicationNonVerbale

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