• Luca Brambilla

Les réflexes conditionnés

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Il y a fondamentalement deux sortes des réflexes : ceux qui sont naturels et ceux qui sont conditionnés. Je ne m’attarde pas sur les naturels, puisque ils sont intuitifs. On peut penser à un garçon qui est assis au bar et qui voit une belle fille passer. Le garçon, en étant attiré par cette fille, montre des petites variations comme la dilatation des pupilles à cause de l’excitation.


Les réflexes conditionnés sont les plus intéressants et ils sont liés à l’éducation. En m’inspirant d’une définition de l’expert de communication non verbale Samy Molcho, avec lequel, en fait, je ne suis pas en phase, je dis :

« L’éducation est la tentative de programmer les réactions des gens de manière à les assujettir à une programmation collective ».

La provocation de Molcho fait nous comprendre la possibilité et l’utilisation déformée dont on peut faire des réflexes conditionnés. Ils ont étés découverts par Ivan Pavlov grâce à une expérience élémentaire autant que brillante. En gros, Pavlov nourrissait tous les jours un chien et à chaque fois que le chien allait recevoir la nourriture quotidienne il voyait une lumière rouge ; cette méthode s’est répétée pendant plusieurs jours.



Un jour la lumière rouge s’allume mais il n’y a pas de nourriture. Le chien se retrouve avec la gamelle vide mais il ne peut que sentir les mêmes sensations qu’il avait quand la gamelle était remplie. Pavlov analysait que le chien sécrétait de l’acide gastrique en préparant à manger, la salivation augmentait et ainsi de suite. Même si la gamelle était vide! Et voilà que nous avons des réflexes conditionnés, comme l’acide gastrique, en conséquence d’un fait qui n’est pas lié aux éléments précités, c’est-à-dire la lumière rouge.


Pour revenir à la provocation de la définition de Molcho, je peux vous souligner qu’il y a en fait le risque de créer, dans une société, des réflexes conditionnés en mesure d’éloigner les gens en liant leur gestes avec des effets indirectes . On peut imaginer par exemple un enfant qui se trouve de la soupe après avoir nettoyée sa chambre et qui donc s’habitue à la nettoyer à chaque fois il veut manger. Il y a beaucoup d’exemples très dangereux qu’on peut faire.

Donc je vous invite à vous demander les raisons d’un geste pour vous libérer de la possible contrainte extérieure, qui est de plus en plus fréquent.


Milan, 26 Novembre 2017

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